Une campagne de recherche de fonds avait débuté le 23 juillet pour 60 jours. Elle était dédiée au 3ème roman la série, qui était en cours d’écriture, pour une parution planifiée début décembre 2020.

Parlons chiffres et réalité

Pour les deux premiers romans, j’avais lancé des campagnes pour réunir 1’000.- mais c’était trop peu, ça couvrait à peine les exemplaires nécessaires en contrepartie des dons (100 à 120 ex.), ça ne couvrait pas les expéditions, ça ne couvrait pas la correction. Ni les autres frais même minimes du site internet et des déplacements.

Grâce à quelques personnes bienveillantes et généreuses, le montant avait été atteint avec, à la clé pour elles, des exemplaires en nombre à offrir à leurs amis et clients. C’était très bien pour ma campagne et le tirage, je les en remercie très chaleureusement, mais ce n’était pas vraiment “top” pour la série, j’y reviens ci-après.

Finalement, à chaque fois, j’avais volontairement contribué presque 2x plus pour augmenter le tirage (à 300 ex.) et ainsi obtenir un meilleur prix d’achat et du stock immédiatement livrable depuis ici, principalement pour faciliter les envois car depuis l’Europe, les frais ne sont pas les mêmes et les délais non plus. Mais les stocks sont toujours là, surtout du 2ème même si le premier a lui fait l’objet d’un retirage.

Les chiffres
Le premier, tirage de 300 puis encore 120. Quand même 292 vendus (dont une centaine par les magasins).
Le deuxième, tirage de 300, seulement 115 vendus (à peine plus que les envois en contrepartie de la campagne).
En ebook, tout confondu, 4 vendus (2 de chaque), tous par Amazon, aucun par Lulu.
Le format roman (20 de chaque) ne marche pas, seuls quelques exemplaires vendus.

Motivation

J’ai eu trop peu de retours, vos avis sur les thèmes, intrigues, personnages, ambiance de la série, etc. Pourtant vous les avez lus, j’espère, et distribués pour qui en avait souscrits plusieurs.

Alors ma question était, vous le voulez ce 3ème ou pas ?

Qui reconnait le lieu et se réjouit d'une intrigue ici ?
Qui reconnait le lieu et se réjouit d’une intrigue ici ?

Même si c’est un hobby génial et très plaisant, écrire et organiser tout ce qui va autour prend une énergie folle et mobilise des moyens non négligeables.

Et finalement, j’ai décidé d’arrêter l’écriture et d’abandonner ce roman (16/08/2020), du moins pour l’instant, car l’histoire ne me plaît pas, peut-être parce qu’il y a trop d’éléments personnels qui, même “fictionnés”, remuent mon passé. Je dois les solutionner ou trouver un autre thème pour un autre n° 3.

La concurrence

Les grands auteurs (tout au moins ceux qui ont un éditeur d’envergure) ne sont pas à plaindre. Les éditeurs, distributeurs et surtout libraires se sont plaints du Covid’19 et ont été partiellement aidés ou favorisés (c’est louable et ça me réjouit pour le livre en général), y compris par des médias subventionnés. Là ça m’a fâché parce que sous couvert de défendre le livre en Suisse, face aux géants en ligne, ils faisaient clairement de la promotion directe.

De leur côté, les auteurs autoédités sont évidemment restés muets (ou plutôt muselés) et abandonnés à leur sort. Il y a eu des lectures en lignes, des initiatives privées, mais en tous les cas pas une mise en avant, ni voix au chapitre en tant qu’acteurs de ce marché, ni même des mentions sur les sites de ventes puisque nous n’y sommes pas, ni dans les médias qui nous ont ignorés !

Le Lac de Bret
Le Lac de Bret

L’autoédition est toujours bannie des foires et salons parce que les intermédiaires ne pourraient pas se sucrer. D’accord, nous non plus quand le stock traîne à la cave et qu’on a régaté pour avoir des prix de vente proches du marché (d’ailleurs on ne se sucre jamais, du tout), mais on fait du “local” ou “direct”, du producteur-écrivain au conso-lecteur et il semble que le moment est bien venu (oui, en deux mots) en faveur de nos pratiques et non pas de l’écriture “robotisée”, déterminée par les marketeurs ou pire, commandée en vue des fameux Prix (et des Salons) et à grands renforts de médias (ça s’appelle du placement, c’est un principe où ils – les critiques et leurs employeurs ou pourvoyeurs – ferment mystérieusement les yeux).

Donc, j’y croyais à ce 3ème au moment du lancement de la campagne mais très honnêtement à moitié seulement : si la recherche de fonds n’avait pas fonctionné – je ne veux pas être méchant ou dénigrer mais j’espère sincèrement que personne n’a contribué pour me faire plaisir, ça ne me rend pas du tout service – et que les stocks ne bougent pas, j’arrêterai. Maintenant que j’ai de plus arrêté l’écriture de ce 3ème pour différentes raisons, je ne suis absolument plus certain de vouloir continuer tout court, désolé mais je dois réfléchir.

Pas plein, mais pas aux pives !
Pas plein, mais pas aux pives !

Conclusion

Voilà, ma consigne ou plutôt ma demande à vous qui lisez vraiment est la suivante : les 2 premiers romans de la série sont en stock, qu’ils fassent les nuits blanches de vos connaissances. Ils peuvent les commander sur ce site pour consommer “à l’emporter” sans aucun intermédiaire.

Les liens :

Merci pour votre soutien, bonne lecture et à bientôt j’espère !